Le dynamiteur du silence

Là où la parole s'arrête, moi, j'interviens.

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Last exit for the lost

Uh! Uh! Uh! Blog, blog, blog comme les gouttes de pluie frappant sur les vitres, l'insecte venant s'écraser à plusieurs reprises sur une matière qu'il ne perçoit pas, u-blog disparait de la toile dévoré par l'araignée vorace tout emberlificoté de fil de soi(e). Qu'est ce que cela va changer dans le fracas du monde, dans le chaos humain, dans le monde du net quand mon derrière cocorique ou barytonne sous la pleine lune dans une indifférence bien méritée. L'anus monde criant son trop plein, vidant une pression venue d'un autre age et Venus pleurant sur la Babylone brulante mais ses larmes n'éteindront jamais l'incandescence et les haines stagnantes reclues au fond des yeux, des coeurs, des âmes. A coups de boites de conserves, quelques humains encore vivants se disputeront leur honneur dans un supermarché de province sous les yeux blasés des clients et caissières.

_Ah! Ils se battent...

Silences presque amusés, désespoirs quand des espoirs ne sont plus qu'à l'explosion généralisée, révoltution programmée que l'on zappe allègrement car beaucoup moins intéressante qu'une série télé avec ici des acteurs pitoyablement bêtes, laids et surtout abominablement pauvres sous leurs vêtements de marque arboré avec les dernières fiertés qu'ils leur restent, les minables n'intéressent plus personne ils peuvent frapper, bruler, tuer et se filmer entrain de faire tout cela, leurs actes restent d'un intérêt limité. La terreur, la peur dans le but de se faire voir, d'exister, d'emmerder un monde déjà bien sale mais les regards se tournent vers des écrans plus excitants. Le réel n'intéresse plus, il est entré dans la case mémoire, il fait partie de l'histoire.

Rédigé le 29/09/2007 à 02:08 | Lien permanent | Commentaires (0)

Dialogique(1)

_Tu déjeunes ou tu dégénères, pailla-son of a biatch?

_Je t'en postes des questions, moi, timbré sans enveloppe!

_Qu'est ce qu'y a, mon galapiat? Tu piailles en sépia? Tu as la langue scotchée aux couleurs du passé?

_Toi alors, tu es complètement gobelet en plastique tendance pathétique!

_Tes tiques sont sans style pauvre insecte sans tête, tu me rappelles ces pauvres verres de cantine avec un numéro collé au cul!

_Oh tu es plus grossier qu'un os, t'es vulgos, c'est craignos boloss.

_Ouais, ben moi, mon os je te le mets en plein dans ta vulve et paf je te pète la valve. J'ai le membre plus costaud qu'une Volvo!

_Si vous le dîtes...Alors un café, une noisette, un thé peut-être?

_Je préfèrerais une baie, voyez-vous.

_Surranné vous êtes, sur vanné vous resterez, les baies sont passées de mode c'en est assez, et entassé encore, non vraiment même les dès ont trépassé, nos placards regorgent de cadavres excisés faute de pouvoir être exquis.

_Tu permets une incise?

_Je suis plutôt molaire mais bon.

_L'homme, dit-on, est malléable.

Rédigé le 29/05/2007 à 01:56 | Lien permanent | Commentaires (0)

questionnement

Dans un monde où l'argent est roi, je me demande si le silence est d'or.

Rédigé le 29/04/2007 à 19:37 | Lien permanent | Commentaires (0)

mars weed amen

Hé man, wouais woman aussi, man! Tu sais qu'on est au mois de Mars? Tu le connais Cemar? C'est un mec complètement ouf, le dieu de la War, d'ailleurs on a pris son nom pour en faire le mois des fous, c'est dire! Le mois des oufs, des guedins, des fadas, des jobards avec ou sans team, des malades, des furieux, des fêlés de la cafetière, des bocaux agités du poisson rouge avec ou champi, des "trop puissant" à la bave décadente, des mémorables, des inoubliables, des mecs çacom (des meufs aussi croyez pas que j'ai pas de rabot pour égaliser les sexes (je sens un tube qui me canalise, un hub spécial pour l'analyse, ma teub frétille et moi je tise(z'avez remarqué que rabot est un anagramme de Borat?!?))) avec le pouce en l'air gladiateurs bien véners, le glaive et le filet, c'est pas des paroles en l'air et "ta mère" à tous les hamsters, y'a toujours trop de hères dans l'air!

_Butragueno tu te rappelles Butagueno, putain ouais, Satrustegui et Boustrophédon!

_Boustrophédon, Boustrophédon? Rhododendrons?

_Dindons m'étonne! Rognons de Beaune! Moutarde de Dijon? Saucisse de Meaux!

_Andouille de Troyes! Rillettes du Mans! Calissons d'Aix!

_C'est excellent! N'est-ce pas! Les lois du sexe dans l'hyperprétexte?

_Encre giclé et lumière fut, quand flux amer et tiare déchue (car bite à l'air est incongru) la lune tombe sur le jour bu. Busard démarre au quart de tour quand les amarres brûlent d'amour. Consume et hume, oiseau sans plumes, le parfum envoutant des brumes.

_Il est étrange que le ciel tremble! Dicte tes lois, Dieu de l'effroi!

_Que n'oserais-je? Porter du beige ?

_Portez vous bien! Brave Donatien!

_Mon nom est Blome, roi des atomes!

_Je suis Gudule, Duc des molécules!

_Mais que dites-vous, bel intriguant?

_Bien des sottises, c'est amusant!

Rédigé le 24/03/2007 à 22:38 | Lien permanent | Commentaires (0)

Pour que nos enfants...

Avant-hier soir, j'ai tout éteint chez moi pendant cinq minutes pour que nos enfants ne disent pas : "il savait et il n'a rien fait". Dans la grande ténèbre de mon petit salon, j'ai senti une lumière intérieure qui émanait de l'âtre de mon coeur. A ce moment là, mes atomes neutres ont dû se recombiner entrâinant l'emission d'un fond diffus bienveillant dans l'ensemble de mon être. Dans la minute qui a suivi la fin de la ténèbre salvatrice, j'ai décidé de manger bio et d'économiser à ma petite échelle les ressources de la planète pour que les ours polaires, faute de banquise, ne meurent pas noyés de fatigue et surtout pour que nos enfants, ou plutôt les enfants de nos enfants puissance "n" enfant, puissent  tranquillement mourir sous une bombe atomique sierra-léonnaise. Depuis cet évènement, je répands autour de moi la bonne parole : celle du commerce équitable et du développement durable pour que "nos enfants" que je n'aurais jamais puissent admirer leur père. Je crois que nous, depuis que nous ne sommes plus des enfants, sommes des bouches inutiles, des véritables machines à gaspiller, nous méritons de périr par ce que nous avons consommé et engendré en pensant naïvement, du temps où nous étions des enfants, que les produits de nos supermarchés étaient des dons de Dieu offerts en échange de quelques morceaux de ferraille ou de papier. Aussi, j'en appelle à la vengeance des barquettes, à la révolte des boîtes de conserves, à l'insurrection des cannettes, à l'infini pouvoir famélique des sacs en plastique! Mais, nos enfants, oh, nos enfants, ne touchez pas à nos enfants ! Oh, quel monde pour nos enfants, ah, nos enfants, petites bouches couinantes d'innocence que nous couvrons de cadeaux à en faire péter la panse de la couche d'ozone, nos enfants, par pitié, préservez leur un monde bio-bio où ils pourront faire cui-cui une main sur leur sexe et l'autre sur la souris. Dans leur nids douillets, ils remueront leurs splendides corps gras, commanderont leurs clones sur le Réseau, riront avec nos génétiques éclats, programmeront leurs enfants sur de jolis écrans, ah, leurs enfants, les enfants de nos enfants!

Non seulement, nous sommes sur Terre pour nos enfants mais ils constituent l'unique raison que nous ayons de vouloir sauver la planète hématome. Nous sommes généreux, nous pensons à eux, ils ne représentent pas l'avenir de l'humanité, non, ils sont bien plus que ça, ils sont "nos enfants", les chairs de nos chairs sont évidemment ce que nous avons de plus cher, ça sonne sous le sens! Ils sont beaucoup plus concrets que de vagues concepts, ils des miroirs, des reflets, des créations de nos corps, se sacrifier pour eux est la plus belle chose qui nous ait été donné. Les gens bien sont les amis des enfants, les autres sont des méchants à éradiquer, empaler, émasculer, enucléer, écarteler. Il faudrait leur introduire des rats dans le rectum. Pas de pitié pour les ennemis de nos enfants! Ah, "enfant" ce mot magique qui nous rend si bon, au pluriel c'est encore mieux, "nos enfants"! Nous sommes ici pour eux et nous devrons leur enseigner à adorer de nouvelles divinités, celles qu'ils sont nés pour engendrer : leurs enfants. Ceux qui n'en ont pas sont des égoïstes ou des pauvres malheureux que nous devons plaindre, ces gens sont si misérables qu'ils ne peuvent pas utiliser l'expression splendide "pour nos enfants" avec ce singulier sourire béat pendu au coin de la bouche, là entre les deux lèvres où sous un petit reliquat de bave transpire notre générosité. Ceux qui ne connaissent pas nos enfants ne peuvent pas savoir ce qu'est la vraie vie. Ils n'ont rien à transmettre à part une absence d'enfant, pauvres humains plus inutiles encore que les autres poussières de chair que nous sommes! Que peuvent-ils bien faire alors de leur existence? Quel égoïste but doivent-ils donner à leur vie stérile, leur triste vie de sans-enfant ?

L'argent, le pouvoir mais à quoi bon? A qui le transmettront-ils? Non, il leur reste à haïr nos enfants qui, à leur tour, iront chérir leur mémoire en allant vomir, déféquer, uriner, cracher, roter, flatuler ou mieux copuler sur leurs tombes. Ah nos enfants sauront rendre la justice, rien n'échappera à leurs téléphones caméras! Prônons pour eux un monde meilleur et abattons les vieillards, les improductifs, les célibataires réels, les crapoteux encapotés, les antireproducteurs blasés qui ne feront que compliquer la vie de nos enfants, tous ces gaspilleurs infertiles, ces vicieux parasites sans-enfant propagateurs de virus aux retraites et maladies dévoreuses des futures charges salariales de nos enfants. Méfiance! Parfois, ces immondes individus infantilisent leur comportement et leur langage afin de nous attendrir mais ne nous y trompons pas, sous l'alibi t-shirt Dora coulent en rides graisseuses leur frustration de ne plus être les rois du monde. Ils ne sont plus "nos enfants" de personne, ils ne sont que des simulacres, des ersatz et usent de chirurgie esthétique pour parfaire leur grossière imitation. Ils n'aiment pas nos enfants. Ils sont comme de perfides serpents ou comme des oiseaux de malheurs qui guettent nos progénitures de leur horrible figure au long bec de ptérodactyle pédophile, qui les épient de leurs regards jaloux et qui les désirent de leurs sexes préhensiles de prédateurs de pureté.

Ah, nos enfants! Comme nos soleils se couchent, leurs aurores se lèvent et de leurs purs doigts roses, ils se frottent les yeux. Nos enfants sont délicieux!

Rédigé le 03/02/2007 à 02:04 dans Famille et Enfants | Lien permanent | Commentaires (2)

L'illusion de la technique

Tout le monde peut faire un blog. Jusque là, rien de bien grave mais tout le monde peut être artiste, critique d'art, écrivain, musicien, penseur, poète, photographe, réalisateur... La technologie nous le permet mais la technologie ne suffit pas, il ne suffit pas d'avoir un instrument et de savoir en jouer(ce qui en soi est déjà loin d'être simple), de posséder un pc armé de logiciels professionnels pour composer des morceaux d'anthologie, de savoir former une phrase derrière l'autre pour écrire comme l'on met un pied devant l'autre pour marcher. Aujourd'hui, les artistes sont partout, ils se multiplient comme des morpions autour d'un sexe pourrissant, certains disent même en pensant parler d'eux mêmes que les professions artistiques sont les seules digne d'intérêt et qu'ils n'auraient jamais pu faire autre chose! Je lis, j'écoute, je regarde et je vois, à quelques exceptions près, des gens qui veulent s'exprimer et qui n'ont rien à dire. L'art était rare mais à l'heure où tous les sportifs se doivent d'atomiser les records (ce qu'ils font d'ailleurs et l'on ne s'interroge que lorsque des tricheries apparaissent au grand jour), les "artistes" doivent aussi se multiplier et être de plus en plus productifs, performants car il ne fait aucun doute que grace aux techniques et aux savoirs accumulés depuis l'Antiquité, l'artiste de 2007 est éminemment supérieur à celui de 600 avant...qui déjà? Ah oui le monsieur en deux lettres JC, on pourrait le remplacer par WC ce serait follement amusant pour pas mal d'incultes de tout poil. Les arts se multiplient, la publicité frappe à la porte, la bd a été intronisée, la télé désormais relayé par le net fabrique chaque année des interprètes d'exceptions et tous se mélange dans un magma informe, tout se vaut, tous des artistes! En réalité, je ne vois que des sculpteurs emphatiques du néant, des bouffons qui oublient même d'être drôles en quête de blé et de reconnaissance, des volontaires pour l'Artnaque, des bavards qui bredouillent sans discontinuer, bref un flux ininterrompu de médiocrités pompeuses. Une impression tout aussi fausse se dégage lorsque un film, un livre ou une oeuvre moins mauvaise que la masse ambiante de nullités dans laquelle nous baignons apparaît ; nous crions au génie Mozart enterré, Rimbaud ringard(t), Homère aux enfers de l'oubli, "l'Iliade finalement n'est qu'un grand manga" (si, si j'ai entendu quelque chose de cet acabit sur France Culture) bien inférieur à la puissance d'un Dragonball Z. Que voulez vous, il faut consommer, concevoir l'art comme une denrée périssable qui vieillit aussi vite que du matériel informatique. Mais si la durée de vie des objets qui nous entourent a effectivement été énormément réduite au cours des dernières années afin de nous pousser à la consommation, cela n'est pas valable pour l'art et pourtant la pilule passe comme si l'humanité pourtant en moyenne la plus éduquée qu'il n'y ait jamais eu en ce bas monde était devenue complètement abrutie. Le virus se propage, la bétise gagne du terrain, la débilité est devenue très cool et nous semblons complètement impuissants face à ce phénomène, trop heureux qu'on ait mit à notre niveau des choses qui dépassaient encore nos ancêtres les plus proches.

Vous pouvez justement vous dire en lisant cette note "mais pour qui se prend ce trou du cul?" car je ne suis pas à l'écart des phénomènes que je décris ci-dessus, loin de là. Pourtant une question me taraude, cette évolution m'inquiète, les nouvelles générations d'humains seront-elles encore plus connes, moins cultivées, dénuées de visions que celles d'aujourd'hui? Il semblerait que l'on puisse encore descendre plus bas. Un coup de balai s'impose mais il n'y a plus de balayeurs, il ne reste que des artistes qui se vautrent dans leur saleté en s'enduisant le nombril de foutre d'une main et en se filmant avec leur téléphone portable de l'autre. D'où viendra le salut? D'ailleurs? Des enfants? D'une prise de conscience généralisée? D'une nouvelle religion "cyber" de préférence? L'art finalement est si peu important, il nourrit dit-on mais bon il y aura toujours à manger tant qu'il y aura des supermarchés, non? Peu importe qu'il n'y ait quasiment plus de "lecteurs" pour lire les milliers de livres qui sortent car beaucoup sont inutiles ou du moins adaptés aux non-lecteurs qui les achètent. Peu importe que les oreilles soient habituées depuis l'enfance à aspirer des étroncs sonores. Peu importe que les yeux deviennent rieurs lorsqu'un film n'a pas d'effets spéciaux ou qu'une caméra ne donne pas le tournis, que le sens disparaisse ou apparaisse avec des gros sabots, que la substance laisse place au vide, que la profondeur soit remplacée par la sottise accessible à tous. L'art sauvera le monde et avec autant d'artistes on ne voit pas comment il ne pourrait être sauvé! Sauvé de quoi au fait? Le salut par la connerie, Heil mes fesses, nous voulons des bruits et des images, vite plus vite, soyons fous et délicieusement décalés, nous sommes tous des artistes.

Rédigé le 04/01/2007 à 04:26 | Lien permanent | Commentaires (1)

Tazmania

La fête se déroule dans un domaine viticole isolé en pleine colline à quelques kilomètres de chez moi. Avec mes nouveaux potes, nous nous rangeons dans la file d'attente. M. a des ecsta plein les chaussettes. Ce soir, je vais encore me défoncer pour pas cher, normal je suis le chauffeur. J'ai gagné l'estime du frère de M. un certain K. par quelques kilomètres qui le dispensèrent d'une longue marche à pied et aussi pour être le seul à avoir reconnu Georges Clinton, le chanteur funkadélique de "One nation under a groove" entre autres, dans une boîte cannoise  accompagné d'une jolie blonde d'âge mur. Nous sommes au coeur des années 90, ça rave partout même dans les bleds perdus de la profonde France. Un garçon blond frisé sort de la file et se met à hurler, il a vu quelque chose, il a sans doute ressenti une émotion intense, peut-être une peur panique à la vue d'un démon famélique mais la véritable cause de sa terreur soudaine nous restera à jamais étrangère. Le blondinet excité prend ses jambes à son cou et court à toute vitesse se perdre dans la forêt. Personne ne le suit.

_Wow, bad trip!

Ce soir, nous espérons voir le vrai "DJ Stephanovitch", trois fois qu'on nous fait le coup pour des soirées dans la région et toujours un imposteur qui le remplace pour une assemblée rarement au courant de l'imposture. A l'intérieur du hangar, des regards hagards et un stand avec un gars qui vend des ballons gonflé à je sais plus quel gaz, on prend le ballon et on aspire, il paraît que c'est cool mais voilà, le petit artisan est en rupture de stock.

_Hé mec, à quoi tu trippes?

_Moi c'est les taz, les gros taz qui te font décoller le cerveau!

_Ah ouais, c'est cool!

A peu près le seul échange de la soirée au milieu des beats et des rêves d'un monde meilleur, un songe d'une grande tribu d'humains défoncés qui se tiennent la main sans jamais se toucher avant de retourner travailler. Au petit matin, brume dans les bois d'où sortent des zombis semblables à ceux des films de Romero. La vie dans ces moments là ressemble à un film fantastique hanté par le désespoir d'une utopie évaporée. Je reconnais difficilement les gens qui m'accompagnent, machoires crispées et valises sous les yeux bourrées des affres de la descente aux enfers du réel. Je n'ai jamais revu le garçon blond peut-être voulait-il aller danser avec les loups comme Kevin Costner mais dans cette région qui m'a vu naître, il n'y a plus de loups depuis des siècles.

Rédigé le 06/12/2006 à 03:19 | Lien permanent | Commentaires (1)

Dieudonné : Ange ou Démon

Uniforme ciel gris Novembre livide d'ennui où les soirées se passent à regarder que rien ne se passe sur mon écran de télévision et puis là, dernier jour du mois, hier soir, la lumière a envahi mon salon, un ange républicain est descendu sur le plateau de "Ce soir ou jamais", un ange nommé Dieudonné.

Ce "noir démon antisémite" m'a entraîné au bout de la nuit avec un discours historique, d'une liberté incroyable en 2006 dans la sphère médiatique française. Le mieux, je crois est d'écouter ce qu'il a à dire et de vous faire votre opinion après l'avoir entendu. Personnellement, il y a trois points sur lesquels j'ai trouvé son discours intéressant :

1 Son désir d'antidiabolisation qui l'a mené jusqu'à aller sans masque à gaz aux bbr des pestiférés du FN (journées bleu blanc rouge) mais aussi dans les studios de Radio Courtoisie (radio du pays réel et de la francophonie, catholique, nationaliste disons pour faire court tendance droite profonde) avec derrière son inimitable coupe de cheveux qui à elle seule semble dire "j'emmerde la consensualité" cette superbe idée qu'un antiraciste est plus utile chez les racistes que dans un salon d'antiracistes et que peut-être ce mélange d'opinions peut faire évoluer l'autre (dans cet exemple précis rendre moins racistes les racistes ou devenir plus raciste que ce que l'on était avant). C'est peut-être un peu naïf mais c'est beau, ce soir Dieudonné s'appelle Candide.

2 Le rôle des comiques dans une société avec lui-même qui se rêve en bouffon de la république et qui, là dessus je pense que beaucoup de monde s'accordera, met le doigt là où ça fait mal, à la Coluche et non pas avec des blagues qu'il qualifie de "bourgeoise" (je dirais simplement "pas droles" ou plus généralement "insignifiantes", "désuètes" voire "insipides") sur les portables ou le boulevardier "mon cul sur la commode". Un comique qui ne dérange personne est aussi utile qu'une grève qui n'emmerde pas le monde.

3 Son désir de pouvoir critiquer en toute liberté le pouvoir Israëlien(qui l'a poussé jusqu'à un communiqué de félicitations au Hamas pour son élection démocratique) comme on devrait en théorie pouvoir critiquer tout pouvoir sans être taxer d'anti quelquechose, désir de pouvoir dire juif, noir, arabe, corse, breton, putéolien à la télé sans se prendre des procès d'associations antiracistes sur le coin de la gueule. Bref toutes ces choses pour en arriver à l'anticomunautarisme, l'antienfermement car il prône au contraire une société ouverte sur l'autre avec un pouvoir partagé et non plus confisqué par une bande d'oligarques qui de droite ou de gauche n'ont aucun intérêt à ce que quelquechose change en France ou dans la politique extérieure de la France (en effet pourquoi arrêter de piller l'Afrique, si nous ne le faisons pas d'autres le feront, ils le font déjà d'ailleurs...ce type de raisonnement entre autres).

A l'écoute de cet interview, vous pouvez avoir des réserves sur ce qu'il dit sur Julien Dray et SOS racisme où il donne dans le ressentiment mais il faut se souvenir pour expliquer son attitude qu'au lendemain de l'affaire Ilan Halimi, l'odieux Dray avait publiquement tracé un parallèle entre le clan des barbares de Youssouf Fofana et Dieudonné du genre "voilà où mène les idées de Dieudonné".  C'était le coup fatal d'une mise à mort médiatique qui a plutôt bien fonctionné et ce que dit Dieudonné sur cette association peut paraître très dur mais me semble hélas vrai. Ce qui est marquant avec ce personnage et il a fallu qu'il se fasse médiatiquement assassiner pour que je le vois c'est qu'il parle sans langue de bois avec un souci de vérité faisant fi des tabous et interdits qui empêchent habituellement ce type de discours. Il va, je suis sur, encore s'en prendre plein la gueule à moins que la sphère médiatique pourtant avide de discours à contre-courant pour doper l'audimat ou vendre du papier ne décide simplement de ne plus en parler, de le laisser dans sa case d'odieux personnage, de répondre si quelqu'un ose lancer son nom, le très rodé "Dieudonné, un antisémite et on ne parle pas avec un antisémite (en relevant fièrement le menton)" ou le peu probable "Vade Retro Dieudo". A-t-il la bonne attitude? En général, les gens qui pensent ainsi s'autocensurent à la télévision française, son attitude est réellement courageuse et "libre penseur" aujourd'hui, je lui accorde bien volontiers. D'accord ou pas avec lui? Voilà quelqu'un qui lève des lièvres qui ne manquent pas d'intérêt, dommage qu'il ne se présente plus aux élections de 2007(d'un côté tant mieux, je le trouvais peu crédible en candidat politique mais c'est ainsi qu'il s'est révélé à moi en tant qu'artiste) mais je crois qu'il a trouvé un autre moyen de peser sur la campagne.

Rédigé le 01/12/2006 à 15:41 | Lien permanent | Commentaires (2)

Lettre de Nicolas S. au père Noël

Ministère de l'Intérieur
Place Beauvau - 75008 Paris
(Standard téléphonique : 01 40 07 60 60 )

                                                                                                                                    Paris le 17/11/2006

                Cher père Noël,

                Je suis bien embêté car le parti de Satan qui, de ses trois têtes, (Haine, Ignorance, Impuissance comme tu le sais) s'apprête à dévorer les petits français perdus dans les enfers du désespoir, vient de désigner "une" candidate à l'élection présidentielle de 2007 : Barbie Ségolène. Je garde toujours près de moi ce karcher que tu m'as offert l'an dernier pour éteindre ce feu infernal qui consume les espoirs hexagonaux mais me sera-t-il vraiment utile pour lutter contre celle qui vient d'avaler sans macher les éléphants à la peau dure du PS?

Je ne suis crédible ni en Ken Sarkozy (nous n'avons ensemble que le point commun de nous être fait largué) ni en Blaine Sarkozy "Aussie" (imagine moi deux minutes en surfeur australien!) pourtant je me dois de réagir au plus vite.  J'ai bien préparé des discours pompiers avec plein de slogans qui font mouche en arrosant tout le monde de salive de langue de bois mais cela ne suffira pas pour repousser la créature des enfers (cette diablesse a tout de même conquis la région Charente Poitou au nez si spécial et à la barbe invisible de notre faune certifié UMP Jean-Pierre Raffarin!) jusqu'aux confins des sondages où erre l'étonnant Nicolas Miguet au slogan de campagne pourtant intéressant "Travailler plus et gagner plus". Je garde dans mes poches les dés de la rupture issus de la malette de jeu que tu m'avais offerte l'année de la Balladurézina mais bon, ce PS a désigné mon cauchemar, tu sais, l'un de ces êtres au ventre extensible et au drôle de sexe, ce même beau sexe qui souvent m'a fuit et me rend toujours un peu dingue. Face aux femmes(puisque tel est leur nom officiel, personnellement je pense f'âmes qui signifie : êtres qui fêlent les âmes), je suis désemparé, je remonte dans le temps et je n'aime pas ça alors je m'affole, je les rabroue ou je lèche leurs bottes jusqu'au talon, ce n'est pas la bonne attitude, je le sais. Je vais devoir changer, j'ai été bien gentil toute l'année, Cécilia est même revenue(Johnny nous a chanté "Mathilde" de Jacques Brel en remplaçant le prénom par Cécilia un soir inoubliable où l'émotion lui sortait par les narines !), j'ai lu "les bienveillantes" en entier, je n'ai pas osé contrarier Christine Angot(j'en ai d'ailleurs beaucoup transpiré) chez le beau brumeux FOG et surtout j'ai pas mis le feu aux bus.

Cela fait quelques temps que j'observe dame Marie-Ségolène, je ne suis pas surpris par sa nomination, j'ai d'ailleurs repéré avec ma fine équipe qui travaille à l'américaine une faille dans sa carapace politique et je voudrais que tu m'aides, encore une fois, petit papa. Tu as dû remarquer comme moi cette étonnante amplitude buccale lorsqu'elle sourit et elle sourit souvent la dame, ces sourires ont même fait gicler le mercure des sondages! Je ne peux pas lutter avec les mêmes armes, avec cette "façon sex" d'haranguer les foules, avec ce coté "Tribal King" qu'elle possède naturellement, je le regrette bien souvent, ma hargne et ma volonté n'en sont que décuplées mais ce mouvement de la bouche royale risque de me manger tout cru. Aussi, je te demanderais face à ce sourire qui m'a rappelé celui du Joker(nous avons d'ailleurs contacté l'agent de Jack Nicholson via Tom Cruise pour une prochaine rencontre et j'ai emprunté à Devedjian(je pensais, à tort m'a dit Pat, que c'était un héros arménien vu que son nom se terminait par "an") les albums de Batman "Souriez" et la série "dark knights", je suis toujours aussi pro et travailleur comme tu peux le constater)) de bien vouloir m'apporter cette année une panoplie complète de Batman. Les contribuables fourniront la Batmobile, une Subaru comme pour les schtroumpfs à moustaches d'Alliot Marie. La Batcave est déjà en construction dans les sous-sols de la place Beauvau. Pour m'épauler il me faut quelqu'un dans le rôle du majordome Alfred, j'ai pensé à Pasqua, tu lui diras? Il me reste à trouver Robin, je pense que Fabien de Sans Nicolas fera l'affaire alors je t'en prie, ne l'oublie pas car il n'osera pas t'écrire, il croit plus en toi!Les jeunes même à l'ump, ça croit plus en rien! A part en moi, bien sûr, car je dis avant et je fais après mais Ségo, la reine-mère, serait bien capable de me demander ce que je fais pendant! Bon je finis vite, y'a Fillon qui rapplique!

Je te remercie par avance, je sais que nous allons "construire ensemble" de nouveaux succès. Fais une bise à tes rennes, il me tarde tant que ce jour se lève ! 

Rédigé le 17/11/2006 à 15:36 | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)

c'est un test

Pour voir si ma note apparaît sur la page d'Ublog sinon je retourne voir Alison parce que c'est ma copine à moi et qu'elle est jolie et qu'elle danse bien et qu'elle chante comme Mariah Rectangle et qu'elle a le même derrière que G (pris) Lo et qu'elle a la classe d'une Scarlette Jo et Hanson à la fois et qu'elle rit plus fort que Maïté sans égorger lapins et poulets et puis ça suffit les conneries, c'est ma copine c'est tout et je lui envoie des Big Bisou comme Carlos le plus grand terroriste de la chanson française, l'un des seuls à avoir fait une super chanson sur le tiercé, respect l'ami même si je préfère manger au Macdo qu'à la cantine mais je m'égare sans crier gare, je suis hagard, Dünor? Du Sud? Du l'est ? A l'ouech ouech? Allo allo monsieur l'ordinateur dites moi dites moi si la valise en carton de Linda de Souza a été retrouvé à l'aéroport sinon je retourne en Mordor voir si Jason Bourne s'en sort avec les Klingons qui à cause des dragons se crèpent le chignon. Allez couché now, à la niche mes pouliches (je parle à mes jambes ces vieilles fainéantes). Si ça marche j'ai encore plus l'air con avec ce test avarié jeté en pature dans le bloggi-blogga du Village global. Tudiou!

Rédigé le 26/09/2006 à 04:18 | Lien permanent | Commentaires (0)

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